« C’est à moi qu’tu parles ?! » En regardant la une de ce numéro, peut-être avez-vous eu la référence à cette scène culte de La Haine : Vinz, face à son reflet, en pleine démonstration de virilité.
Après la brèche ouverte par le mouvement #MeToo, la réaction masculiniste s’est répandue des réseaux sociaux à la Maison-Blanche. Et si de nouvelles formes de masculinités libérées des clichés émergent, rares sont les hommes qui remettent réellement en question le patriarcat.
En attendant, la domination masculine s’exerce au détriment des minorités de genre. Dès l’enfance, la violence des hommes est « glorifiée », nous explique Daisy Letourneur, autrice d’On ne naît pas mec, dans le grand entretien qu’elle nous a accordé. Face à la culture du viol, notre enquête sur la soumission chimique souligne quant à elle l’urgence d’une prise de conscience collective.
Les hommes se retrouvent à la croisée des chemins : soutenir activement la lutte féministe ou bien laisser lâchement prospérer la contre-révolution misogyne en cours. Si l’accent a été mis ces dernières décennies sur l’émancipation des femmes, il est grand temps que les hommes changent pour que l’égalité progresse.

