Les numéros de l’Ecornifleur

Sur cette page, vous pouvez retrouver tous les numéros de l’Ecornifleur existant au format numérique.

Mai 2020

Qui aurait imaginé, il y a deux mois de cela, que nous finirions l’année scolaire enfermé·es ? Cha­cun·e chez soi, pour le bien de toustes. Il en faut plus pour arrêter la rédaction de L’Ecornifleur. Aux quatre coins de la France, ou presque, nous avons toustes pris nos plumes. On s’est connecté – parfois difficilement – à In­ternet et on a découvert les conférences de rédaction à dis­tance. Puis, entre les bugs sonores et les bruits de fond faits par les familles ou les oiseaux, on a réfléchi. On s’est même demandé s’il fallait vraiment écrire un nouveau journal. Après tout, il y a deux mois encore, nous vous vendions notre der­nier numéro. C’était l’époque où serrer des mains et s’embras­ser étaient encore des gestes anodins. Quelle ironie du sort, quand on y pense : ce numéro, sorti début mars, qui prenait place « dans les rues », alors que quelques jours plus tard on se retrouvait tous entre quatre murs. Difficile de trouver l’inspira­tion quand notre champ de vision se résume à cela et que nous sommes continuellement noyés sous un amas d’informations.

Alors nous avons choisi d’imaginer : imaginer ce que pour­rait devenir le monde de demain. « Parfois on regarde les choses telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas », comme dit la chanson. Malgré tout, malgré l’isolement, malgré le tapage médiatique, on a voulu écrire. Écrire un jour­nal pas tout à fait comme les autres : pas de papier, mais un PDF : « Papier Dématérialisé mais Fidèle ». Alors tournez la page – enfin presque – et partez à la découverte de demain. Car après la crise, viendra le temps des choix. Quel(s) ave­nir(s) dans nos sociétés ? Un futur de décroissance et de té­létravail ? Un futur où le bien-être animal sera reconnu ? Ou bien pas d’avenir du tout ? De quoi vous occuper en atten­dant de pouvoir enfin retrouver les bancs du Grand Amphi. Et profitez-en : c’est gratuit, pour cette fois. Bonne lecture !

Clarisse Portevin, rédactrice en chef

Mars 2020

Après des semaines d’enquête, d’écriture et de relecture, vous tenez entre vos mains le numéro de printemps de L’Ecornifleur, concocté par la nouvelle promotion du master Data-Journalisme et Enquête. Et qui dit renouvellement de l’équipe de rédaction, dit aussi changements : format, horoscope ou encore page Jeux.

Les tractations ont été nombreuses au sein de l’équipe de rédaction et nous espérons que vous aimerez autant cet Ecornifleur que nous avons mis
du coeur à le réaliser !

Pour notre premier numéro, nous avons décidé de consacrer un dossier complet au thème du militantisme. Inspirés par les luttes sociales qui agitent notre pays depuis près d’un an et demi, nous avons choisi d’évoquer le militantisme sous toutes ses formes. Des colleuses féministes à l’héraldique dans les manifestations en passant par la lutte contre la gentrification du quartier de Guillotière, différents angles du militantisme sont abordés dans les pages de ce dossier. Le militantisme jusque dans notre équipe de rédaction, puisqu’un sujet en particulier a enflammé les esprits, à quelques jours seulement du bouclage : l’usage de l’écriture inclusive dans nos pages. Voilà des années que la féminisation du langage fait débat dans notre société. Un sujet qui s’est retrouvé sur le devant de la scène début 2019, après le rejet par le Conseil d’Etat du recours à l’écriture inclusive dans les textes officiels. Même si l’usage de l’écriture inclusive n’a finalement pas été retenu pour ce numéro, ces discussions nous auront montré qu’à la rédaction de L’Ecornifleur, les débats sociaux ne sont jamais loin.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Océane Trouillot, rédactrice en chef